Peindre, c’est parfois témoigner. Parfois réparer. Souvent révéler ce qui demeure invisible.
Avec sa série picturale consacrée aux femmes agricultrices, l’artiste peintre française Amylee engage une œuvre à la fois sensible et profondément humaine.
À travers des portraits puissants, incarnés, enracinés dans la matière et les territoires, elle rend hommage à celles qui nourrissent, cultivent, soignent et maintiennent vivant le monde rural, tout en restant trop souvent reléguées à l’arrière-plan des récits collectifs.
Pourquoi parler des femmes agricultrices ?
Une invisibilisation historique
Pendant des décennies, voire des siècles, les femmes ont travaillé la terre sans reconnaissance officielle. Longtemps désignées comme « aides familiales », « conjointes d’exploitants » ou « femmes d’agriculteurs », elles ont pourtant semé, récolté, élevé, géré, transmis. Leur rôle a été présent, mais rarement nommé, rarement représenté.
Dans l’imaginaire collectif, l’agriculteur reste majoritairement masculin.
Cette vision biaisée occulte une réalité pourtant massive : aujourd’hui encore, en France, une exploitation agricole sur quatre est dirigée par une femme, et elles sont bien plus nombreuses à travailler dans l’ombre des structures familiales ou collectives.
Une question sociale et symbolique
Parler des femmes agricultrices, ce n’est pas seulement évoquer un métier. C’est interroger la place des femmes dans les territoires ruraux, leur accès à la reconnaissance, aux droits, à la transmission, à la visibilité.
La série d’Amylee s’inscrit dans cette réflexion globale. Elle ne cherche ni à idéaliser ni à victimiser. Elle montre des femmes fortes, parfois fières, toujours belles, souvent ancrées, toujours dignes. Des femmes qui tiennent debout.
La peinture comme acte de reconnaissance
Dans un monde saturé d’images rapides, la peinture impose un autre rythme. Elle oblige à regarder longtemps. En choisissant le médium pictural pour parler des femmes agricultrices, Amylee fait un geste fort : elle inscrit ces femmes dans le temps long de l’histoire de l’art. Elle leur offre une place sur la toile, dans les galeries, dans les lieux de culture, là où elles sont rarement représentées.

Amylee à côté de ses tableaux lors d’un salon à Aurillac
La naissance de la série : une œuvre ancrée en 2025
Une série née du territoire Cantalien
La série voit officiellement le jour en 2025, mais comme toute œuvre profonde, elle est le fruit d’un long cheminement.
Installée en territoire cantalien, au cœur de l’Auvergne, Amylee vit dans un environnement rural marqué par l’agriculture, l’élevage, les paysages volcaniques, le rythme des saisons et le lien fort à la terre.
Ce contexte n’est pas un simple décor : il est constitutif de son regard. Les rencontres, les conversations, les silences partagés, les visages croisés au fil des jours ont nourri peu à peu le désir de peindre ces femmes.
Un projet artistique mûri dans le temps
Avant 2025, Amylee travaillait déjà sur des thématiques liées au corps, à l’identité, à la mémoire et à l’ancrage. La série sur les femmes agricultrices s’inscrit dans la continuité de ces recherches, tout en ouvrant un nouveau champ narratif et symbolique.
2025 marque un tournant : celui d’une série structurée, pensée comme un ensemble cohérent, avec une intention claire de diffusion, d’exposition et de dialogue avec différents publics.
Une réponse au contexte contemporain
Cette série s’inscrit aussi dans un contexte plus large : crises agricoles, questionnements écologiques, bouleversements du monde rural, mais aussi regain d’intérêt pour les circuits courts, la souveraineté alimentaire et le respect du vivant. Les femmes agricultrices se trouvent au croisement de toutes ces problématiques. Les peindre aujourd’hui, c’est parler du monde tel qu’il est, et tel qu’il pourrait être.

Dans son exposition chroniques rurales du cantal, Amylee propose une série picturale sur les agricultrices
Une approche picturale sensible et incarnée
Le portrait comme langage principal
La série repose principalement sur le portrait. Des visages, des postures, des regards. Les corps sont présents, traversés par une forme de douceur rugueuse.
Amylee ne cherche pas la ressemblance photographique. Elle peint une présence. Une densité. Quelque chose de plus intérieur que descriptif.
Matière, gestes et couleurs
La peinture d’Amylee se caractérise par un travail de la matière assumé. Les couches se superposent, les textures dialoguent avec la toile. Les couleurs, souvent profondes, minérales, terriennes, évoquent les sols, la boue, la pierre, la végétation, mais aussi la chair.
Cette matérialité fait écho au sujet même de la série : le lien physique à la terre, au travail manuel, à l’effort quotidien.
Entre force et vulnérabilité
Ce qui frappe dans cette série, c’est l’équilibre subtil entre force et vulnérabilité. Les femmes représentées ne sont ni héroïsées de manière artificielle, ni réduites à une image de dureté. Elles existent dans leur complexité, avec leurs failles, leur fatigue, leur puissance tranquille.

Amylee au milieu d’une série de tableaux
Qui est Amylee, artiste peintre française ?
Un parcours artistique singulier
Amylee est une artiste peintre française dont le travail s’inscrit à la croisée de l’art contemporain, du portrait et de la narration sensible. Son parcours est marqué par une recherche constante de sens, une attention particulière aux histoires humaines et une volonté de créer des œuvres qui dialoguent avec le réel.
Elle développe une peinture engagée, sans être militante au sens strict, où chaque série est pensée comme un espace de réflexion et de rencontre.
- Le site web de l’artiste peintre Amylee – A suivre sur Instagram et Facebook
Une artiste ancrée en Auvergne
Installée en territoire cantalien, près de Murat, Amylee revendique un lien fort à l’Auvergne. Les paysages volcaniques, les vastes plateaux, la rudesse et la beauté du climat nourrissent son imaginaire pictural.
Cet ancrage local n’est pas un enfermement. Au contraire, il lui permet de développer une œuvre profondément située, capable de dialoguer avec des publics bien au-delà du territoire auvergnat.

Atelier de l’artiste à Joursac
Où Amylee expose-t-elle ?
Dans son atelier à Joursac, près de Murat
Amylee ouvre également les portes de son atelier à Joursac, près de Murat, dans le Cantal. Ce lieu est à la fois un espace de création et de rencontre. Exposer dans son atelier permet une approche plus intime de son travail, un dialogue direct avec l’artiste, et une immersion dans l’environnement qui nourrit sa peinture.
Ces expositions-ateliers sont souvent l’occasion d’échanges riches, où le public découvre les œuvres dans leur contexte de création.
En galeries d’art, en France et à l’international
Les femmes agricultrices qu’elle peint, bien qu’ancrées dans un territoire français, résonnent avec des réalités vécues dans de nombreux pays. Amylee expose son travail en galeries d’art, notamment en Autriche et en Angleterre. Ces expositions internationales permettent à son œuvre de rencontrer des regards différents, d’ouvrir le dialogue autour de thématiques universelles telles que le travail, le corps, l’identité et le lien à la terre.
Les expositions en galeries, en France comme à l’étranger, constituent un axe central de son travail. Elles offrent un cadre professionnel, critique et curatoriel permettant de présenter ses séries dans toute leur cohérence.
- Voir l’agenda des expositions actuelles et le CV de l’artiste sur ce lien
Les expositions dans les hôtels
Amylee s’intéresse également aux expositions dans les hôtels, notamment en France. Ces lieux hybrides, entre hospitalité et culture, offrent une visibilité différente, plus quotidienne, plus incarnée. La peinture y rencontre un public parfois éloigné des circuits traditionnels de l’art.
- Voir l’agenda des expositions actuelles et le CV de l’artiste sur ce lien

Exemple : exposition Amylee 2026 – Hôtel Saint-Flour (Auvergne)
Quels types de projets intéressent Amylee ?
Les projets de partenariats
Les partenariats avec des institutions, des marques comme Le Géant Des Beaux-Arts, des structures culturelles ou des acteurs du monde agricole font partie des projets qui l’intéressent. À condition que le sens soit au rendez-vous.
Chaque collaboration est pensée comme un dialogue, jamais comme une simple vitrine.
Les collaborations artistiques
Amylee est ouverte aux collaborations avec d’autres artistes, photographes, auteurs, designers ou artisans. Ces croisements de disciplines nourrissent sa pratique et permettent de faire émerger de nouvelles formes de narration.
Les projets d’édition
Enfin, les projets d’édition occupent une place importante : catalogues d’exposition, livres d’art, éditions limitées, impressions de qualité. Ces supports prolongent la vie des œuvres et permettent de diffuser la série sur les femmes agricultrices auprès d’un public sensible aux beaux livres et aux objets artistiques.
En ligne, pour une diffusion élargie
Consciente des enjeux contemporains de diffusion, Amylee présente aussi son travail en ligne comme avec la galerie d’art Saatchi Art. Les expositions virtuelles, la vente d’œuvres via des plateformes ou son propre site permettent de toucher un public plus large, au-delà des frontières géographiques.
Cette présence en ligne ne remplace pas l’expérience physique de la peinture, elle est un prolongement.
Une série picturale en évolution
La série picturale sur les femmes agricultrices n’est pas figée. Elle est appelée à évoluer, à s’enrichir de nouveaux visages, de nouvelles histoires, de nouveaux territoires. Elle peut voyager, se transformer, dialoguer avec d’autres contextes agricoles, en France comme ailleurs.
C’est une série vivante, à l’image des femmes qu’elle représente.
Une peinture qui parle de la terre, mais surtout de celles qui la font vivre, Amylee offre un espace de reconnaissance, de réflexion et de poésie autour des femmes agricultrices. Elle rend visible l’invisible, célèbre la force du quotidien et inscrit ces femmes dans une mémoire collective sensible et durable.





